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PACIFIC

Des représentants des gouvernements de Fiji, Kiribati, Papouasie Nouvelle Guinée, les îles Salomon et Vanuatu ont participé en début de mois à plusieurs formations sur la conformité et l’application aux législations environnementales et peuvent désormais mieux protéger l’environnement et les ressources naturelles de leurs pays. Ces deux formations ciblaient les pays insulaires du Pacifique, et ont été réalisées avec l’UICN, le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) et le Centre australien pour la conformité aux législations environnementales (ACFEC).

De nombreux pays insulaires du Pacifique ont fait de gros efforts pour introduire des politiques et des législations sur l’environnement et la gestion des ressources naturelles. Cette formation a été mise en place pour améliorer la conformité et l’application aux politiques et aux législations, ce qui est une problématique majeure pour de nombreux pays. Les deux sessions de formation ont eu lieu respectivement à Honiara, îles Salomon, du 6 au 11 octobre 2014 et à Suva, Fiji, du 13 au 18 octobre 2014. 

43 représentants des gouvernements d’îles du Pacifique, chargés de la protection des côtes et des habitats, de la gestion de la pêche, du braconnage de la vie sauvage, des forêts, de la conservation de la biodiversité et de la gouvernance coutumière, des membres de l’aire de conservation marine communautaire Anarvon et des universitaires ont participé à ces deux sessions de formation. 

La formation incluait une session pratique sur la façon de réaliser des enquêtes, et identifiait comment faire le lien entre des législations complexes et la loi coutumière. À Honiara, le rôle de la loi coutumière dans la gestion environnementale a été abordé par l’expert en droit coutumier, M. Timoci Tamotu. Les participants ont pu utiliser des outils réglementaires pour protéger les sites sacrés et garantir que le développement profite aux propriétaires traditionnels et aux communautés locales. 

« Le rôle des participants issus de la fonction publique étayait le focus de la formation – fournir des compétences pour comprendre les outils réglementaires et les appliquer, sans se limiter aux poursuites en justice. Très souvent, il convient de prévenir les dommages environnementaux ou de traiter les dommages environnementaux très tôt, par le biais de programmes de suivi ou d’outils statutaires » déclare M. Roger Ilitch, formateur et Directeur du Centre australien pour la conformité aux législations environnementales. 

« Le renforcement des capacités pour la conformité et l’application des législations environnementales a été identifié comme une priorité régionale, pour soutenir la conservation de la biodiversité et la gestion des aires protégées. Nous observerons attentivement les moyens d’établir une plateforme de mise en réseau pour les régulateurs environnementaux régionaux, qui garantisse le développement des compétences et de l’intérêt après les sessions de formation. Enfin, ces formations ont permis aux professionnels de différents pays ayant des responsabilités réglementaires de partager leurs expériences – un avantage annexe informatif et précieux » a déclaré M. Tony O’Keeffe, Coordinateur pour les Aires protégées à l’UICN Océanie et Coordinateur BIOPAMA pour le Pacifique

La formation s’est terminée par des cérémonies de remises de prix aux participants. Les participants à Honiara ont pu écouter un discours éloquent du Procureur général, M. Ronald Talasasa, qui a rappelé aux participants l’importance de leur devoir pour protéger l’environnement pour le bénéfice des générations actuelles et futures. 

Lorsque les participants ont fait remonter leurs commentaires, ils ont souligné à quel point la formation avait été utile, notamment pour ses aspects pratiques. Ce type de formation est l’une des façons les plus efficaces d’améliorer la conformité et l’application des réglementations environnementales. 

« À la suite de ces sessions de formation, des résultats durables pourraient être atteints en créant un réseau régional de régulateurs environnementaux, ce qui serait une plateforme excellente pour partager l’information, soutenir la cohérence et encourager les bonnes pratiques dans l’application des législations environnementales. L’adhésion des participants à ce réseau serait une belle extension de la formation » déclare Mme Patricia Parkinson, Coordinatrice de la formation et membre de la Commission mondiale de l’UICN du droit de l’environnement

Cette formation était financée par le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA), financé par le 10e Fonds européen de développement de l’Union européenne. Le Programme BIOPAMA est mis en œuvre par l’UICN, le Centre commun de recherche de la Commission européenne, et l’Initiative multidonateurs pour le renforcement des capacités de l’APA, gérée par l’Agence allemande GIZ.

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