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CARIBBEAN

Les Bahamas abritent plus de 30 aires protégées, qui couvrent plus de 2 millions d’acres de terres et de mers et accueillent 14 espèces menacées. Ces aires sont officiellement désignées « Parc nationaux », cependant le Fonds national des Bahamas (Bahamas National Trust), chargé de la gestion de ces aires protégées, collabore avec le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) pour réaliser un exercice de catégorisation, en utilisant les Lignes directrices de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) relatives aux catégories de gestion des aires protégées.

Grâce à cette collaboration, le Fonds national des Bahamas et le BIOPAMA ont organisé trois ateliers aux Bahamas, où les participants ont réalisé des exercices leur permettant d’améliorer leur processus décisionnel, leurs compétences et leurs capacités pour catégoriser les aires protégées existantes et nouvelles dans l’archipel, en suivant les Lignes directrices de l’UICN. 

« Avec ses 27 Parcs nationaux, le Fonds national des Bahamas avait tout intérêt à appliquer un système de classification à ses parcs, et à les considérer de façon systématique du point de vue de leur gestion »explique Vanessa Haley-Benjamin, Directrice Sciences et politiques au Fonds national des Bahamas. « Chaque parc possède ses propres objectifs et buts, ainsi que la justification de pourquoi il a été créé au départ. Nous comprenons donc que différentes stratégies de gestion doivent être appliquées à chaque aire protégée selon les objectifs de l’aire. Nous voulions appliquer des normes internationales, mais aussi adopter nos propres catégories qui correspondent le mieux à nos besoins » ajoute-t-elle. 

Le dernier atelier, organisé du 9 au 12 septembre 2014 à Grand Bahama, Bahamas, était accompagné d’un exercice de partage des connaissances. Les participants des Bahamas ont en effet été rejoints par des représentants de six autres îles des Caraïbes (République dominicaine, Grenade, Jamaïque, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, et Trinité-et-Tobago). Les 21 participants, issus d’organismes gouvernementaux et non-gouvernementaux et chargés de l’amélioration de la gestion des aires protégées, ont réfléchi à la meilleure façon d’appliquer les catégories de l’UICN aux aires protégées, en prenant en compte la façon dont les aires sont actuellement gérées et utilisées, et le niveau de protection attendu pour les prochaines générations. 

À la fin de l’atelier, les participants avaient classifié avec succès les aires protégées des Bahamas en fonction des catégories de l’UICN, et avaient mis en place un cadre pour classifier les futures aires protégées. Les prochaines étapes de l’équipe des Bahamas ont été identifiées : recevoir l’approbation du Conseil du Fonds national des Bahamas pour les changements effectués ; obtenir le soutien du Partenariat national de soutien à la mise en œuvre pour faire avancer le processus d’application et de mise en œuvre pour les changements proposés ; et s’engager dans un vaste programme de sensibilisation impliquant les autres acteurs des aires protégées à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement. 

« Notre expérience avec les ateliers du BIOPAMA est très positive. Tous les responsables d’aires protégées des Bahamas ont pu discuter ensemble des questions suivantes : Comment les Parcs nationaux sont-ils gérés ? Quel était la volonté originale derrière leur protection ? Faisons-nous ce qu’il faut ? Cela nous a vraiment permis de prendre du recul pour mieux avancer. Actuellement, de nombreux Parcs nationaux sont gérés sans plan de gestion, mais nous allons maintenant appliquer chaque catégorie de l’UICN et inclure les objectifs dans notre processus de gestion » déclare Lakeisha Anderson, Responsable du Parc national Grand Bahama, qui a participé aux trois ateliers. 

« Ces ateliers ont été une expérience d’apprentissage extraordinaire pour tous les participants. L’équipe des Bahamas a non seulement appris comment appliquer les catégories, mais a approfondi ses capacités de communication pour partager et comprendre les problématiques auxquelles ils font face dans la gestion de leurs aires protégées respectives » affirme Hyacinth Armstrong-Vaughan, Coordinatrice BIOPAMA pour la région Caraïbes. « La présence de collègues d’autres pays a enrichi le processus et le BIOPAMA fera la liaison entre tous ces représentants et déterminera comment soutenir au mieux ce type d’analyse et d’évaluation, et les autres besoins en capacités de la région. »

Par le biais de son programme de renforcement des capacités, le BIOPAMA continuera à fournir un soutien similaire aux autres pays dans le renforcement de leurs cadres de gouvernance et de gestion.

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