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PACIFIC, CARIBBEAN, EASTERN & SOUTHERN AFRICA, WESTERN & CENTRAL AFRICA

Nick Cox, Directeur du Programme BIOPAMA au sein du Programme mondial des aires protégées de l’UICN, parle de la conservation et des choix, défis et opportunités d’un programme comme le BIOPAMA pour atteindre des résultats, en gardant toujours à l’esprit l’objectif de conservation.

Des milliers de personnes dans le monde cherchent vraiment à améliorer les capacités des parties prenantes pour améliorer la conservation de la biodiversité. C’est un effort monumental, apparemment sans fin, qui mérite toutes nos félicitations. 

Notre défi est de de savoir comment utiliser au mieux le BIOPAMA pour soutenir quelques-uns des nombreux efforts de renforcement des capacités, afin d’avoir un impact réel dans un délai le plus court possible. Mais où commencer ? Et qu’est-ce exactement que le renforcement des capacités, notamment à la lumière de notre objectif global de conservation de la biodiversité et de l’accroissement des avantages pour les populations ? Les résultats des nombreuses évaluations de besoins en capacités menées dans le monde nous ont fourni une vraie liste de priorités, et nous ont forcés à réfléchir sur quelles parties du puzzle du renforcement des capacités nous attaquer. 

Si nous définissons les capacités simplement comme « la faculté d’un individu ou d’une institution à réaliser une tâche spécifique », alors nous devons clairement nous demander qui doit être le destinataire du renforcement des capacités, et quelle est la tâche que nous cherchons à atteindre. Et nous devons toujours commencer en gardant à l’esprit la conservation.

La portée du BIOPAMA est vaste. L’objectif est de soutenir le processus décisionnel, afin d’améliorer la gestion de la biodiversité, surtout dans les aires protégées, dans toute la diversité de leurs formes et notamment les aires gérées par les communautés. Les contextes géographiques, politiques et sociaux dans lesquels nous opérons en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique sont différents, c’est pourquoi il ne peut y avoir d’approche unique. Chaque région a ses propres défis et opportunités, même si de nombreux défis sont communs. Par exemple, les pressions et les menaces issues de l’exploitation du pétrole, du gaz, des minerais et des métaux, posent un problème énorme aux aires protégées et aux écosystèmes du monde entier. 

L’objectif du BIOPAMA est d’être capable d’utiliser les meilleures données et informations disponibles et clairement présentées, pour soutenir de meilleures politiques, et notamment les décisionnaires aux niveaux les plus élevés, afin de prendre en compte les aires protégées et la biodiversité lorsqu’il peut potentiellement y avoir des impacts négatifs. Qu’ils s’agisse d’une nouvelle mine, d’un barrage hydroélectrique, d’une licence d’exploitation pétrolière ou d’une politique agricole, les connaissances scientifiques doivent être au centre du processus décisionnel lorsqu’il y a un impact potentiel sur la biodiversité. 

Bien sûr, nous devons nous assurer que les piliers de la conservation sont bien entraînés : ces soldats sur le terrain, à qui nous confions la défense de notre plus précieuse biodiversité, souvent à l’intérieur des aires protégées. Une approche pluridimensionnelle est nécessaire – allant de la formation du personnel sur le terrain à l’offre de compétences aux responsables senior pour soutenir le processus décisionnel aux plus hauts niveaux. Je crois que c’est à la jonction entre la connaissance sur le terrain, la science et la prise de décision que nous devons pouvoir agir, et que nous avons un vrai potentiel pour avoir un impact positif. 

Nous continuons à avancer, à développer de nouvelles idées, et à utiliser de nouvelles technologies. Nous en présenterons certaines, avec nos partenaires, lors du Congrès mondial des parcs de l’UICN 2014 à Sydney, Australie, en novembre. Ceux qui participeront à cet événement décennal – le plus important rassemblement de défenseurs de la conservation du monde entier – peuvent s’attendre à partager et à apprendre beaucoup sur la compréhension de comment nous pouvons efficacement renforcer les capacités pour sécuriser et gérer nos aires protégées.

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