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EASTERN & SOUTHERN AFRICA

 

Dans quelle mesure les programmes de formation préparent-ils correctement le personnel de la conservation pour faire face aux menaces croissantes qui pèsent sur les aires protégées en Afrique orientale et australe ? Ont-ils les capacités de s’impliquer avec les autres parties prenantes et de défendre la conservation pour que la biodiversité et les populations de la région y gagnent tous les deux ?

Dans le cadre des initiatives de renforcement des capacités sur le long terme du Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) pour cette région, les représentants des « clients » (les organismes de gestion des aires protégées) et des « fournisseurs de services » (les institutions de formation) ont été invités à dialoguer sur le thème de l’amélioration des facultés d’engagement des parties prenantes pour la gestion des aires protégées. 

Trouver une solution aux conflits relatifs à l’utilisation des terres et des ressources dans et autour des aires protégées est l’axe de travail principal du Plan d’action de renforcement des capacités du BIOPAMA pour l’Afrique orientale et australe. L’accent est mis sur la collaboration avec les secteurs en croissance rapide comme l’agriculture, les industries extractives et la pêche.

L’engagement de ces différents secteurs requiert l’implication de toutes les parties prenantes pour garantir le succès de la planification intégrée durable, à l’échelle des paysages terrestres et marins. Les pressions exercées par les diverses activités des autres secteurs culminent à l’interface des aires protégées, et le personnel des aires protégées a souvent des capacités limitées pour faire face à de tels problèmes. C’est pour surmonter cela que le BIOPAMA met en œuvre des interventions de renforcement des capacités sur le court et le long terme.

L’atelier, destiné à renforcer et à équiper les institutions d’éducation supérieures de la région, afin d’enseigner l’engagement des parties prenantes aux gestionnaires d’aires protégées, étudiants et personnel en rapport, s’est tenu du 19 au 21 août à Johannesburg, Afrique du Sud. 25 participants étaient présents, issus de plusieurs institutions d’éducation supérieures et de cinq organismes de gestion d’aires protégées des Seychelles, du Kenya, de Tanzanie, d’Afrique du Sud, du Zimbabwe et du Mozambique. Cet atelier a fourni une base pour développer le programme dans leurs institutions respectives.

Cet atelier visait à combler l’écart entre « l’offre et la demande », en termes de capacités d’engagement des parties prenantes pour la gestion des aires protégées, d’introduction de nouvelles compétences dans le programme, notamment l’Approche des gains mutuels, et de mise en réseau et d’échange entre les institutions de formation.

Les institutions de formation essayent d’offrir une formation adéquate et qui réponde aux besoins au niveau du site. La formation de « compétences non techniques » n’est pas encore bien représentée dans les programmes, mais toutes les institutions participantes ont montré un fort intérêt pour inclure ces compétences spécifiques dans leur formation.

La présentation et les exercices sur l’Approche des gains mutuels ont été bien accueillis par les professionnels et les agents sur le terrain. Un des principaux résultats de cette formation, outre la décision d’inclure l’Approche des gains mutuels dans le programme des institutions de formation, a été d’accepter de former les apprenants sur ce sujet, afin qu’ils présentent eux-mêmes cette approche dans leurs institutions respectives.

Le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) organisera donc un nouvel atelier au début de l’année 2015 pour former ces apprenants sur l’enseignement de l’Approche des gains mutuels au sein de leurs programmes. Les opportunités de mise en réseau de cet atelier ont abouti sur des échanges fructueux entre les différentes institutions de formation de la région, et ont permis de renforcer le programme pour la gestion des ressources et des aires protégées, et de partager les expériences et les bonnes pratiques.

Parmi les interventions à court-terme dans le cadre de son Plan pour le renforcement des capacités pour l’Afrique orientale et australe, le Programme BIOPAMA utilise également la formation intégrée dans le cadre des dialogues avec les parties prenantes. Cette formation vise à fournir aux participants au dialogue (en particulier le personnel de gestion des aires protégées) des capacités accrues de négociation, afin d’améliorer les relations avec les autres secteurs, qui viennent s’ajouter à leurs compétences techniques.

Le BIOPAMA a déjà organisé plusieurs dialogues avec des représentants de certains secteurs identifiés comme ayant un impact sur les aires protégées, et prévoit d’en organiser d’autres pour mieux comprendre leurs points de vue et préoccupations. Ces dialogues permettront également de déterminer les interventions appropriées de renforcement des capacités qui peuvent améliorer la planification efficace de l’utilisation des terres, améliorer les mesures de protection, et optimiser le rôle des aires protégées au sein des paysages socio-économiques.

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