Aller au contenu principal

NEWS

CARIBBEAN

Du 24 au 26 juin, le personnel technique de diverses organisations environnementales liées aux aires protégées (le Fonds national des Bahamas, la Commission pour l’environnement, la science et la technologie des Bahamas, The Nature Conservancy, la division Foresterie et le Parc national de Clifton Heritage), ont participé à l’atelier « Analyse des catégories de gestion des aires protégées pour les Bahamas », organisée par le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA). Cette collaboration, destinée à réaliser une évaluation des catégories de gestion des aires protégées des Bahamas, a commencé un peu plus tôt cette année, avec une première réunion des parties prenantes.

Ce deuxième atelier a commencé par une étude historique de la création des aires protégées et une analyse préliminaire de la législation, puis les participants ont attribué une Catégorie UICN à chaque aire protégée, et débattu ensuite de la pertinence de cette catégorie. Ils ont également pu identifier et définir les limites financières, juridiques, institutionnelles et techniques susceptibles d’avoir un impact sur l’efficacité générale de la classification de gestion proposée.

« Ce processus est important pour la gestion future des aires protégées, car le paysage dans lequel les aires protégées sont créées et gérées évolue. Il faut être proactif en offrant des expériences, des explications, et des critères sur l’importance de ces aires protégées, et comment elles sont reliées entre elles, individuellement et en réseau » affirme Jose Courrau, Responsable Senior des Aires protégées, UICN.

Le concept d’aires protégées a changé ces dernières années aux Bahamas. De parcs nationaux et d’aires protégées pour la conservation de la nature et de la biodiversité, nous sommes passés à la protection de sites pour des raisons patrimoniales et culturelles. En conséquence, nous avons une multiplicité de sites, dont chacun a des objectifs/buts de préservation spécifiques, ce qui demande donc des stratégies de gestion et les ressources associées adaptées. Le Fonds national des Bahamas (Bahamas National Trust), qui gère 27 parcs nationaux, a reconnu ces problématiques de gestion. Selon lui, l’application d’un système de classification normalisé est un mécanisme potentiel permettant de relever les défis relatifs à la gestion et aux ressources, associés à la supervision d’un nombre si important d’aires protégées.

L’UICN, grâce à la publication de ses Lignes directrices relatives à l’application de catégories de gestion pour les aires protégées, a fourni l’outil et les connaissances pour savoir comment appliquer ces catégories.

Eric Carey, Directeur exécutif du Fonds national des Bahamas (BNT), espère que ce processus exhaustif d’évaluation des catégories de gestion sera perçu comme « un outil permettant de mieux comprendre l’assignation d’une valeur, d’un concept, d’un sentiment particulier à un espace ». Grâce aux deux ateliers organisés jusqu’à présent, le Fonds national des Bahamas (BNT) et ses partenaires, les organismes de gestion des aires protégées, ont une meilleure compréhension et appréciation de chaque catégorie et de leurs liens avec les aires protégées des Bahamas.

Ce processus d’évaluation mené par les Bahamas est un élément important de l’effort de renforcement des capacités du BIOPAMA pour renforcer les cadres de gouvernance et de gestion des aires protégées de la région.

Un atelier final est prévu début septembre, et permettra aux autres pays d’apprendre de première main les leçons de l’expérience des Bahamas.

TAGS: