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EASTERN & SOUTHERN AFRICA

« Les aires protégées peuvent contribuer, et contribuent, à l’amélioration des moyens d’existence et de la conservation. Pourtant, la biodiversité continue à décliner dans la majorité de l’Afrique australe. Une nouvelle stratégie pour les aires protégées de cette région est donc nécessaire d’urgence. » Voici l’un des messages délivré par les participants lors du Dialogue de haut niveau sur l’amélioration de la gouvernance des aires protégées pour la sécurité des moyens d’existence et la conservation de la biodiversité en Afrique australe (21-22 mai 2014, Windhoek, Namibie).

Ce Dialogue, soutenu financièrement par la Fondation Arcus et le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) (une initiative du Secrétariat des pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique, financée par l’Union européenne), était le point culminant du travail réalisé par le Programme sur la diversité des espèces et les aires de conservation du Bureau régional de l’UICN pour l’Afrique orientale et australe, en étroite collaboration avec le Secrétariat de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), le Programme mondial de l’UICN sur les aires protégées et plusieurs Commissions de l’UICN et organisations Membres de la région. Cet événement était organisé conjointement par l’UICN et le ministère de l’Environnement et du Tourisme de la République de Namibie, avec la participation de M. Uahekua Herunga, ministre de l’Environnement et du Tourisme de Namibie. 

Les objectifs du Dialogue était de dresser le bilan de la gouvernance des aires protégées dans la région de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe, afin d’évaluer de façon critique la façon dont les aires protégées profitent aux communautés locales et à la biodiversité. Les délégués ont également débattu des priorités pour accroître la résilience des aires protégées face aux futures pressions et problèmes. Le résultat escompté est une déclaration de la région apportée au Congrès mondial des parcs de l’UICN 2014, qui présente les priorités stratégiques et recommandations pour améliorer la gouvernance des aires protégées pour la prochaine décennie. 

Cet événement de deux jours, auquel ont participé des délégués de toute la région de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe, notamment des représentants de gouvernements, d’ONG, de partenaires de développement, du secteur privé et d’organisations intergouvernementales, a fourni des exemples positifs et négatifs de toute la région, montrant la performance des aires protégées en ce qui concerne les avantages pour les communautés locales et la biodiversité. Ce fut également une occasion de dialoguer sur les défis auxquels sont confrontées les aires protégées de la région. 

Une session spéciale portant sur « aires protégées – conflits dans l’utilisation des terres et des ressources » a attiré l’attention sur des problématiques spécifiques, notamment : les conflits entre humains/vie sauvage ; la concurrence pour l’eau ; la transmission des maladies entre la faune sauvage et le bétail ; et les droits contestés sur la terre et la vie sauvage. Des stratégies potentielles pour atténuer les impacts de ces conflits sur les aires protégées, les communautés et la biodiversité ont été étudiées, tout en reconnaissant que des pressions comme les changements climatiques et la conversion accélérée des terres dans des utilisations incompatibles avec la préservation de la biodiversité sont susceptibles d’accélérer encore plus ces conflits à l’avenir. 

Lors de cet événement, tout le monde a reconnu les nombreux exemples positifs montrant que les aires protégées peuvent contribuer, et contribuent, à l’amélioration des moyens d’existence et de la conservation, alors que paradoxalement la biodiversité continue à décliner dans la majorité de l’Afrique australe. Les systèmes actuels de gouvernance des aires protégées ne seront probablement pas suffisamment résilients pour pouvoir supporter les pressions croissantes qui seront exercées au cours de la prochaine décennie. Une nouvelle stratégie pour les aires protégées de cette région est donc nécessaire d’urgence. Il faut pour cela créer un vaste dialogue avec des secteurs plus divers dans la société, inclure toute la gamme de catégories d’aires protégées et de types de gouvernance et leur permettre d’être totalement intégrés dans la planification du développement, en prenant en compte les réalités de paysages terrestres et marins en constante et rapide évolution.

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