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PACIFIC, CARIBBEAN, EASTERN & SOUTHERN AFRICA, WESTERN & CENTRAL AFRICA

Les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) abritent une très grande part de la biodiversité de notre planète. Ils doivent tous créer et gérer des aires protégées afin de conserver les espèces essentielles et de maintenir les écosystèmes naturels et les services que ceux-ci offrent. Le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) vise à apporter des solutions aux problèmes qu’affrontent les gouvernements ACP en développant leurs capacités individuelles et institutionnelles, afin d’améliorer la prise de décision dans le domaine de la conservation de la biodiversité, et de gérer plus efficacement les aires protégées.

La Convention sur la diversité biologique (CDB) demande aux initiatives telles que le BIOPAMA d’«harmoniser le renforcement des capacités afin de soutenir davantage la mise en œuvre des plans d’action nationaux pour le Programme de travail sur les aires protégées, et de continuer à élaborer des orientations techniques, afin d’atteindre toute la portée de l’Objectif n°11 d’Aichi pour la biodiversité ». Après deux ans d’exécution, le BIOPAMA a progressé en termes de renforcement des capacités pour améliorer la prise de décision sur la conservation de la biodiversité et la gestion des aires protégées, y compris par le biais de la coordination et du soutien aux gouvernements nationaux et aux organisations régionales. 

En Afrique, le BIOPAMA a tissé des relations avec certains pays en se basant sur des requêtes spécifiques et les autres engagements de l’UICN dans la région. Le BIOPAMA a, par exemple, soutenu l’évaluation et la révision de la Stratégie nationale du gouvernement du Mozambique sur le conflit entre humains et vie sauvage. Les résultats de l’évaluation, ainsi que des recommandations pour la révision de la Stratégie, seront présentés au gouvernement du Mozambique. Ce processus servira de base à des travaux similaires dans d’autres pays. En outre, à la demande du gouvernement du Mali, le BIOPAMA a offert des conseils techniques aux représentants du gouvernement, de communautés locales et d’autorités locales sur la création d’aires et de couloirs de connectivité protégés. Dans le cadre du Plan d’action de renforcement des capacités du BIOPAMA, plusieurs gouvernements de la région ont participé à des dialogues intersectoriels abordant la question de l’utilisation des terres et des ressources dans et autour des aires protégées, notamment les sites du Patrimoine mondial, surtout en rapport avec les industries extractives et l’agriculture, ce qui orientera le dialogue futur et la mise en œuvre de plans pour des actions communes. 

Dans les Caraïbes, le BIOPAMA a participé aux débats de l’Initiative du défi caribéen (CCI), qui implique huit nations insulaires des Caraïbes – les Bahamas, la République dominicaine, la Jamaïque, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, Grenade, Antigua-et-Barbuda et Saint-Kitts-et-Nevis – dont cinq ont déjà signé des accords officiels pour protéger au moins 20% de leurs habitats marins près des côtes ou côtiers d’ici à 2020. En outre, le BIOPAMA accompagne les premiers efforts des Bahamas pour évaluer leurs catégories d’aires protégées. 

Le BIOPAMA a réalisé des missions sur le terrain pour travailler avec des pays du Pacifique (Kiribati, iles Salomon, Tonga et Vanuatu) et les conduire vers la réalisation d’évaluations économiques de leurs écosystèmes marins et côtiers afin de les intégrer à la planification nationale du développement. Par ailleurs, les missions ont étudié comment soutenir les efforts des pays pour développer les réseaux nationaux d’aires protégées marines, en passant par la planification au niveau des paysages marins et la promotion d’approches efficaces pour la gestion des aires protégées, notamment la reconnaissance des aires marines localement gérées et des efforts de conservation basés sur les communautés par le biais des paiements pour les services écosystémiques. 

Autre aspect essentiel du soutien du BIOPAMA aux gouvernements ACP : l’aide à l’exécution et au reporting des Stratégies et Plans d’actions nationaux pour la biodiversité. En Afrique orientale et australe par exemple, le BIOPAMA se focalise sur l’interface entre les aires protégées, la biodiversité et les autres secteurs, conformément au But 2 des Objectifs d’Aichi pour la biodiversité, et à l’Objectif 1.2 du Programme de travail sur les aires protégées de la Convention sur la diversité biologique, tous deux axés sur l’intégration des préoccupations liées à la biodiversité dans un contexte plus large (intégration). « Cette interface montre qu’il est crucial pour le BIOPAMA de se focaliser sur le soutien à la prise de décision pour les aires protégées et la biodiversité » affirme Christine Mentzel, Coordinatrice régionale BIOPAMA pour l’Afrique orientale et australe. 

Dans toutes les régions, les interactions du BIOPAMA avec les autorités gouvernementales des pays ACP se développeront en 2014 avec le lancement des Observatoires régionaux BIOPAMA pour les aires protégées, qui faciliteront la mise en réseau des experts et institutions, et coordonneront le soutien technique et politique auprès des organismes nationaux et organisations régionales.

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