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CARIBBEAN

Les gestionnaires des aires marines protégées des Caraïbes ont commencé à renforcer leurs réseaux informels et à partager leurs initiatives et bonnes pratiques grâce à une initiative de renforcement des capacités, financée en partie par le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA).

Le BIOPAMA se prépare à lancer le Portail sur les aires protégées des Caraïbes, une plate-forme de ressources destinée à soutenir la collecte, la gestion, l’analyse et l’application de données et d’informations pertinentes pour la protection de la biodiversité des Caraïbes. Parallèlement, il pose les bases d’un partage d’informations à destination des responsables d’aires marines protégées régionales afin d’améliorer la prise de décision, et a organisé la 11e édition de la Formation des formateurs sur la gestion des aires marines protégées, au ministère de la Pêche à St George, Grenade, en février 2015. 

« J’attendais de la formation qu’elle me donne suffisamment d’informations pour pouvoir me lancer dans la rédaction d’un plan de gestion pour le Parc national de Lucayan à Grand Bahama. Je me sens maintenant nettement plus capable de le faire. Grâce à cette formation, j’ai pu également rencontrer d’autres collègues, dont j’espère pouvoir me servir comme ressources à l’avenir » commente Ellsworth Weir, originaire des Bahamas et l’un des participants. 

« Au vu de la liste des participants/représentants de chaque pays, je m’attendais à avoir une grande diversité d’expériences sur toutes les facettes de la gestion et des activités d’une aire marine protégée » affirme Carlos Gilkes, originaire de la Barbade. « Je connaissais vaguement certains territoires comme le Belize, et j’avais une connaissance basique sur Sainte-Lucie, mais la formation m’a montré la diversité des autres territoires, et je peux affirmer que mes attentes ont été comblées. »

Cet atelier, qui incluait des modules sur les caractéristiques biophysiques des écosystèmes côtiers, les services écosystémiques et les menaces à leur résilience, les outils de communication et de sensibilisation, les activités de gestion des aires marines protégées, la recherche et le suivi, le financement durable et les moyens d’existence alternatifs grâce à la création d’activités d’écotourisme, les ressources pour répondre aux obligations des accords régionaux et internationaux, ainsi qu’un voyage sur le terrain, a également permis aux 23 professionnels régionaux d’appréhender les éléments importants qu’ils devront traiter une fois rentrés chez eux. 

« Maintenant que j’ai une meilleure compréhension de la façon dont aborder les questions relatives aux écosystèmes des aires marines protégées, et dont mettre en œuvre les stratégies de gestion pour se protéger des effets négatifs de la nature et des humains, j’exécuterai ces stratégies conformément au Plan de gestion, afin de m’assurer que l’aire de gestion marine du nord-est d’Antigua fonctionne et est gérée correctement, et qu’une architecture financière pragmatique adéquate est introduite pour générer des revenus, afin que l’aire marine protégée du nord-est d’Antigua subvienne à ses besoins sur une base durable » affirme Julien Lawrence, d’Antigua.

« C’était la première fois que je participais à ce type d’atelier, et je cherchais surtout à tirer les enseignements des expériences positives et négatives de tous les participants, et à en tirer des idées utiles pour mieux développer/gérer notre Parc marin. Mes attentes ont été comblées. L’un des principaux messages que je retiendrai de cet atelier est que nos pratiques de pêche doivent être réévaluées pour protéger notre environnement marin. Nous devons notamment encourager la prise de poissons plus gros, afin de laisser aux poissons suffisamment de temps pour se reproduire et repeupler les mers. Ainsi, les futures générations auront une offre suffisante et pourront s’approvisionner correctement. Une fois rentré, je mettrai également l’accent sur l’importance du poisson-perroquet pour notre écosystème » affirme quant à lui Danilia Joseph, participant originaire de la Dominique.  

Ces échanges d’idées et ces interactions continuent bien après l’atelier en lui-même, car les participants – originaires d’Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, Grenade, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis et Trinité-et-Tobago – ont été encouragés à rejoindre un groupe privé sur la plateforme Yammer du BIOPAMA, où les documents pédagogiques de l’atelier sont partagés et où les participants peuvent continuer à partager leurs idées et initiatives au sein du groupe Yammer plus large des Caraïbes du BIOPAMA. 

Hyacinth Armstrong-Vaughn, Chargée des aires protégées au BIOPAMA, a ainsi déclaré : « L’une des forces du BIOPAMA est de faciliter l’interaction et le dialogue – un point à la fois très demandé et absolument indispensable – au sein de la communauté des professionnels des aires protégées des Caraïbes, par le biais d’exercices de renforcement des capacités comme cette formation, et également du Portail sur les aires protégées des Caraïbes. »

Cet atelier, organisé pendant neuf jours jusqu’au jeudi 26 février 2015, a été organisé et financé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Programme BIOPAMA, avec la contribution des petites subventions du CaMPAM-ECMMAN (Réseau de gestion des aires marines protégées des Caraïbes – Réseau des aires marines gérées dans la Caraïbe orientale) et coordonné par le Centre d’activité régional du Protocole relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées (SPAW), une initiative du Programme pour l’environnement des Caraïbes du PNUE, dans le cadre du projet plus vaste de Réseau des aires marines gérées dans la Caraïbe orientale (ECMMAN), exécuté par The Nature Conservancy et le ministère de la Pêche de Grenade. 

Le rapport de l’atelier est disponible ici (en anglais). 

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