Aller au contenu principal

NEWS, SUCCESS STORY

EASTERN & SOUTHERN AFRICA

L’université des Seychelles cherche à inclure des modules concernant la négociation par l’Approche des gains mutuels, au sein de sa formation sur la gouvernance et l’implication des parties prenantes. Cette initiative est menée par trois personnes qui avaient suivi la Formation des formateurs sur les capacités de négociation, organisée par le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) en février 2015. Cette formation avait donné aux participants des compétences pour former et aider les professionnels des aires protégées dans leurs négociations, grâce à l’Approche des gains mutuels.

M. Ashton James Berry, Responsable de Programme, et Mme Kelly Hoareau, Directrice de projet, tous les deux au département des Sciences environnementales de l’université des Seychelles, ainsi que Mme Sylvanna Antha, des Parcs nationaux des Seychelles, ont tous les trois suivi la Formation sur les capacités de négociation du BIOPAMA. Ils soulignent la valeur ajoutée de la formation qu’ils ont reçu, laquelle équipe les professionnels des aires protégées de « compétences non-techniques ». Pour eux, l’université des Seychelles a un rôle formateur à jouer, et devrait inclure l’Approche des gains mutuels dans ses programmes. Ces avancées passionnantes sont conformes aux objectifs du Programme de renforcement des capacités du BIOPAMA pour l’Afrique orientale et australe, et visent à rendre les institutions éducatives supérieures de la région capables d’enseigner les capacités de négociation pour impliquer les parties prenantes, à des responsables d’aires protégées, des étudiants, et des professionnels en rapport. 

L’université des Seychelles (UniSey) est une institution éducative récente – elle a été créée en 2009 – mais en croissance rapide, au sein d’un centre de connaissances réputé dans l’océan Indien. L’université permet entre autres à ses étudiants de se familiariser avec certaines perspectives internationales, grâce à son implication dans divers programmes comme le Projet de restauration de mangroves basé sur les écosystèmes du PNUE. M. Berry inclut ce projet de recherche dans le programme de sciences environnementales, où des bourses seront disponibles pour les étudiants, afin de contribuer aux projets de recherche à long terme. L’université des Seychelles encourage également les nouvelles activités de recherche dans des domaines comme l’éducation et les langues, la culture et les sciences environnementales. Son département des Sciences environnementales propose actuellement une licence en sciences environnementales, et cherche à développer son offre. 

« Nous ne proposons actuellement pas de diplômes spécifiques pour les gestionnaires d’aires protégées, mais nous constatons une demande croissante envers des formations courtes pour le développement professionnel des responsables et gardes forestiers, qui cherchent à enrichir leur expérience pratique avec des qualifications formelles. » affirme Mme Kelly Hoareau, Directrice de projet pour l’Institut de recherche sur l’économie bleue, université des Seychelles

M. Ahston Berry, Responsable du programme Sciences environnementales, affirme que son département est en train d’inclure des modules sur l’Approche des gains mutuels dans son programme de formation courte sur la gouvernance et l’implication des communautés. Son département rédige actuellement un Guide étudiant et des cours sur l’Approche des gains mutuels. Les formations courtes actuellement mises en place seront également proposées, probablement dès la mi-2016, à des étudiants externes originaires du secteur du gouvernement, de l’industrie et d’ONG. Il est également prévu de mettre en place une série d’ateliers de 5 jours qui inclue l’Approche des gains mutuels dans la résolution des conflits autour des aires protégées. 

L’institution développe actuellement un programme de Master de recherche en Sciences environnementales, axé autour des sciences marines, de la gestion intégrée des zones côtières, de la réduction des risques de catastrophes basée sur les écosystèmes et de l’adaptation aux changements climatiques. Cette initiative sera étroitement alignée avec les initiatives de recherche sur l’économie bleue. « Au cœur de tous ces projets, il y a l’inclusion de paramètres sociaux et écologiques, et l’importance de parvenir à des résultats gagnants pour toutes les parties » conclut Mme Hoareau

Le Programme BIOPAMA s’est engagé à fournir le soutien nécessaire à l’université des Seychelles pour la mise en place des programmes de formation sur les aires protégées. Mme Christine Mentzel, Coordinatrice de Programme BIOPAMA pour l’Afrique orientale et australe, a exprimé son souhait que le programme BIOPAMA offre des conseils lors de la mise en place des courtes formations, et fournisse des exemples de matériels pédagogiques.

TAGS: