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NEWS, EVENT

EASTERN & SOUTHERN AFRICA

Pendant une semaine, du 8 au 13 février 2015, 20 délégués originaires de plusieurs institutions de formation et organismes chargés des aires protégées en Afrique orientale et australe, se sont réunis à Roodevallei Lodge, au nord de Pretoria, Afrique du Sud, pour apprendre comment enseigner l’Approche des gains mutuels dans la négociation, dans le contexte de la gestion des ressources naturelles. Cette semaine était organisée par le BIOPAMA, en partenariat avec la Fondation pour le Défi de la durabilité (Sustainability Challenge Foundation), et fait partie d’une série de formations destinées à rendre la formation sur les facultés de négociation plus accessible dans cette région.

Cette formation était organisée dans le cadre du Plan de renforcement des capacités pour l’Afrique orientale et australe du Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA). Il s’agit d’une réponse à la recommandation d’un précédent atelier BIOPAMA sur les facultés de négociation. L’Approche des gains mutuels dans la négociation a été présentée aux institutions régionales de formation lors d’un atelier de 3 jours en août 2014, où le besoin d’inclure des compétences non techniques dans les programmes de formation avait été souligné par les professionnels des aires protégées et les domaines techniques. 

Pour soutenir la décision de présenter ce concept dans le programme de formation des institutions régionales, cette formation a formé des conférenciers et des formateurs sur les processus de négociations et la méthodologie de la recherche de consensus. Des participants originaires de six pays de la région (Kenya, Mozambique, Seychelles, Afrique du Sud, Tanzanie et Zimbabwe) ont internalisé ces concepts lors d’un atelier structuré, où ils ont d’abord participé à un module d’un jour et demi, puis ils ont appris les concepts et ont adapté les documents, et enfin ils ont présenté leur propre module d’1 jour et demi, en utilisant les documents adaptés. 

Le dernier jour, les délégués ont élaboré un plan d’action expliquant comment chaque institution devait utiliser la formation. Le personnel des organismes chargés des aires protégées, pour la plupart impliqués dans des engagements communautaires, souhaitaient généralement coacher, parrainer et former son propre personnel sur la méthodologie, pour ainsi accroître ses capacités dans les négociations quotidiennes, et donc améliorer les relations avec les organismes concurrentiels en faveur de la conservation de la biodiversité. 

Les institutions de formation, par exemple l’université sur la vie sauvage d’Afrique du Sud (South African Wildlife College), et l’université sur la gestion de la vie sauvage africaine (College of African Wildlife Management (Mweka)) prévoient d’intégrer cette méthodologie dans leurs programmes, en particulier au sein des modules de Gestion des ressources naturelles basées sur les communautés et de Communication. Ces deux universités prévoient d’offrir des courtes formations et une collaboration potentielle avec le BIOPAMA pour exploiter davantage cet effort. Les universités présentes lors de la formation cherchaient également à intégrer cette formation dans leurs programmes existants. 

Plusieurs délégués ont identifié des cas où ils étaient impliqués, qui pourraient profiter de l’application de l’Approche des gains mutuels. Ils ont été incités à mettre en œuvre la méthodologie et à renseigner les résultats. En outre, les délégués ont décidé de former un réseau de formateurs et de professionnels régionaux, afin de pouvoir échanger ce type d’informations et de s’entraider dans la mise en œuvre de la formation dans la région. 

Tous les délégués présents sont diplômes formateurs et peuvent offrir cette formation dans la région.

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